Lors de l’examen de la loi DADVSI à l’Assemblée, le ministre de la culture, enjoint à lever l’urgence dans laquelle ce texte est examiné a, à sept reprises, promis que "s’il y avait une divergence fondamentale entre l’Assemblée nationale et le Sénat, nous ne convoquerions pas immédiatement la commission mixte paritaire mais qu’il y aurait une navette."
Aujourd’hui, les deux députés UMP B.Carayon et R.Cazenave, rappellent que les différences entre les textes de l’assemblée et du sénat sont trop fondamentales pour que la CMP soit convoquée.
Alors que le ministre nie les différences entre les deux versions, et que le texte a de grandes chances de finir sa course lors d’un passage en force en CMP, le rappeur de choc du wU-M-P nous gratifie d’un formidable mash-up : RDDV + Dalida... "Paroles, Paroles !" il fallait oser !
Gageons que les ayants-droit de Dalida pourchasseront cet infâme pirate jusqu’à l’épuisement !!
Un remarquable article du International Herald Tribune revient sur les incroyables pressions que les lobbyistes de tous poils ont fait peser sur les députés et les sénateurs au cours de l’examen du projet de loi DADVSI.
Leurs procédés y sont précisément décrits, et beaucoup y sont explicitement nommés : Vivendi-Universal (et son "énergique" représentante Sylvie Forbin), Apple, Time-Warner, Thomson, l’ARP ... et EUCD.INFO.
La liste, incomplète (il manque notamemnt la SACEM) révèle bien du déséquilibre de l’influence, au profit des producteurs de contenus et de logiciels de contrôle...
Depuis dimanche 14 mai, quelques jours après le saccage vote au Sénat du texte sur le droit d’auteur, le site de l’Assemblée Nationale fait état d’une deuxième lecture et d’un renvoi en Commission des Lois.

Bug grossier du personnel de l’Assemblée ? Peu probable, et une telle maladresse n’aurait pas duré pendant deux jours...
Le ministre aurait-il tenu sa promesse d’appeler une deuxième lecture en cas de désaccord entre les deux chambres ? (En séance du 9 mars 2006 : "J’ai pris l’engagement devant vous, au nom du Gouvernement, en cas de divergence fondamentale entre l’Assemblée nationale et le Sénat, de ne pas convoquer immédiatement la commission mixte paritaire, mais d’organiser une navette." )
Il subsisterait dans ce cas un espoir que ce texte puisse devenir autre chose que le sac de noeuds illisible, dangereux et inapplicable que nous a livré le Sénat...
"petite loi" [petitlwa] : nf. folklore legislativo-parlementaire. Se dit d’un texte de loi consolidé des amendements votés à l’Assemblée Nationale, avant la seconde lecture au Sénat. Ex :"-Ou est la petite loi ? -Tu as regardé dans le tiroir ?"
Celle du DADVSI vaut le détour car jusque dans la réalisation même du document transparait un côté... humm.... analogique ! Ce texte est à tout points de vue monstrueux, espèrons qu’il prendra un bon coup de Kärscher(tm) en deuxième lecture !

(Pour un coup d’œuil rapide, regarder la page (9)
DADVSI : Appel commun au retrait de l’ordre du jour parlementaire
Paris, le 9 mars 2006. Communiqué de presse.
« Étant donné les conditions d’examen du projet de loi DADVSI, il est devenu indispensable que le gouvernement retire ce texte : il n’est pas possible aujourd’hui de parvenir à une loi assurant de façon juste et équilibrée le respect des droits du public et des créateurs. Seul le retrait du texte de l’ordre du jour peut permettre de reprendre un débat serein, et de légiférer dans l’intérêt général, pour aboutir à un texte dont chacun reconnaisse la légitimité. »
Signataires : Free Software Foundation France, EUCD.INFO, Ligue ODEBI, APRIL, Alliance Public-Artistes : SPEDIDAM, ADAMI, FNS, SNM-FO, SAMUP, SNEA-UNSA, UMJ, SAIF, UPC, SNAP-CGT, Quartz Electronic Music Awards, La Ligue de l’enseignement, UNAF, Audionautes,CLCV, UFC Que-Choisir.
[brève en attente de rédaction de quelque chose de plus consistant]
2ème jour de la reprise des débats DADVSI. Après de nombreuses suspensions de séance suite à des rappels au règlement, poursuite du vote des sous-amendements à l’amendement 272, sensé remplacer l’article 1 supprimé par le gouvernement, car contenant le germe de la diabolique "licence globale".
Contre toute attente, une exception au contournement des MTP à des fins d’archivage en bibliothèque (amendement 311) est votée dans une version moins restrictive que celle, vide de sens, présentée par le gouvernement.
Puis la nouvelle tombe sous la forme d’une dépèche AFP : Le gouvernement serait obligé de reculer sur l’escamotage de la veille, et de remettre l’article 1 qui avait été effacé !! Coup de tonerre dans l’hémicyle ! Tout le monde est abasourdi : La manoeuvre était en fait anticonstitutionnelle, et plutôt que de risquer de se faire allumer par le Conseil, le gouvernement serait contraint de revenir sur son escamotage...
Mais quid de l’amendement 272, en cours d’examen, sensé remplacer l’article 1 ressuscité ? Mystère... Personne semble vraiment savoir comment sortir de cette impasse législative. Le ton monte, les noms d’oiseaux fusent. Entre l’opposition fustigeant le gouvernement, et ce dernier, appuyé par la majorité, tentant de faire contre mauvaise fortune bon coeur en continuant tout de même l’examen du 272... Le débat s’empêtre. Il est déja 1h. La suite demain, 9h30.
Le rapporteur Vanneste, croisé rue de l’Université, interrogé sur la "stratégie" du gouvernement pour sortir de l’ornière, révèle le "plan" : continuer le vote de 272 (l’article remplaçant le 1) puis le faire voter... Ensuite porter au vote l’article 1 pour le faire rejeter par la majorité UMP... et se retrouver avec un seul article 1. (simple non ?) Chacun de ces mouvement est sans doute à la limite de la constitutionnalité, et l’on n’a sans doute pas fini de glousser...
L’Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre (APRIL) vient de mettre en ligne une compilation de citations des différents députés ayant pris la parole lors de la première session de l’examen du projet DADVSI, les 20, 21 et 22 décembre dernier.
Elles sont classées par thèmes (logiciels libres / interopérabilité / "piratage") et pourront servir de base pour suivre l’évolution des positions des uns et des autres, au cours de la deuxième phase qui débute ce mardi 7 mars.
Bravo et merci à Benoît Sibaud !
La Commission des Affaires Juridiques et Constitutionnelles du parlement australien vient de rendre un rapport critique sur la protection juridique des DRM.
Après avoir été contraint, dans le cadre d’accord bilatéraux avec les US, d’implémenter une loi équivalente au DMCA américain et à la directive EUCD dont le projet DADVSI sera la transposition, le parlement explique que la protection va beaucoup trop loin.
Il recommande notamment, pour contrer cette nocivité, d’ajouter de très nombreuses exceptions permettant le contournement des dispositifs techniques de contrôle à des fins de recherche informatique, d’interopérabilité, d’accès aux oeuvres, d’archivage en bibliothèque, ou tout simplement pour se débarasser de logiciels espions parfois contenus dans les DRM.
En somme, il s’agit un peu de ce qu’explique l’initiative EUCD.INFO au sujet du projet DADVSI, depuis maintenant 3 ans...
A 5 jours de la reprise le 7 mars de l’examen à l’Assemblée Nationale du projet de loi relatif au droit d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information (DADVSI), les nouveaux amendements du gouvernement viennent d’être publiés (à partir du numero 257).
L’initiative EUCD.INFO a publié une analyse de la nouvelle mouture du texte : il semble que le gouvernement n’a accédé qu’à très peu de ses demandes, et que le texte demeure tout aussi dangereux pour la libre concurrence (sur les marchés de la diffusion de contenu en général et pour les logiciels libres en particulier), pour les libertés individuelles, et pour la sécurité des systèmes informatiques.
Il reste quelques jours pour prendre rendez-vous avec son député et lui expliquer les vrais enjeux du projet de loi, loin du brouhaha médiatico-lobbyiste qui voudrait tout ramener à une question de telechargements.
Les débats de l’après-midi se sont ouvert en présence de 6 députés + le rapporteur C.Vanneste, R.Donnedieu de Vabres et les nombreux membres de son aréopage ministériel.
C.Paul (PS) a commencé par citer le député UMP B.Carayon, et sa tribune publiée dans le Libération du jour (ici une version archivée).
Cette tribune a été le véritable fil conducteur des débats de la matinée.
Après quelques échanges entre le PS et RDDV qui nous assure que son projet est le contraire d’une "croisade répressive" comme l’auraient carricaturés ses adversaires, qu’il est "équilibré", qu’"il faut rémunérer la création" entre autres diatribes sur le "tout gratuit", nous avons eu droit à une intervention de J.DionisDuSejour, rapporteur UDF du dossier.
Il nous assure que l’UDF soutiendra des exceptions au projet de loi du "ministre des professions culturelles". L’UDF s’associera au PS dans sa demande d’un passage en commission des loi des amendements 225 et 228. (les usines à gaz de la "riposte/réponse graduée")
10 députés sont présents dans l’hémicycle.
J.Dionis du Sejour a exprimé le souhait que les MTP ne soient "en rien une _machine de guerre contre les Logiciels Libres" (ce qui semble faire référence à un entretien avec des membres d’eucd.info ;) Il suggère un amendement qui instaurerait le contrôle des sociétés de gestion collectives.
F.Dutoit est ensuite intervenu pour lui aussi citer des extraits de la tribune de B.Carayon (ce qui est étonnant de la part d’un député PCF, mais ça n’est pas là la dernière des surprises de la journée !)
Le chef du groupe UMP, A( ?).Richard, est ensuite intervenu pour nous dérouler une brillante argumentaire de type IFPI/RIAA/SNEP/SACEM, qui était cependant rassurante sur le fait "qu’un fabricant ne doit pouvoir confisquer une oeuvre" et qu’il n’y aurait pas de broadcast flag, et que le projet de loi remportait une "adhésion très majoritaire de la profession". (...)
* Le député PS D.Mathus a ensuite fait une brillante intervention (17h04, si quelqu’un pouvait nous l’isoler ainsi que les quelques autres que je citerais par la suite ?), dans lequel il revient sur la répression des internautes téléchargeurs pour la comparer aux décimations des légions romaines, pour ensuite nous rappeler que le terme de "Riposte graduée" avait été inventé par l’américain McNamara dans le cadre de l’éventuelle guerre nucléaire qui aurait pu exister avec la Russie. Il cite "l’arsenal techno-totalitaire", Barella, et Carayon. le P2P permettrait "d’échaper à la staracadémisation et au marketing" ... "la bataille du contrôle des contenus" est clairement cernée.
Le député UDF Baguet revient ensuite sur les conditions peu démocratiques d’examen de ce projet de loi. Il évoque "3 soirs" ce qui finit de nous faire comprendre que ça n’est évidemment pas aujourd’hui que les débats seront clos.
* Après une brève intervention de P.Terrasse, Le député UMP B.Carayon est intervenu à 17h41. (là encore j’aimerais bien disposer d’un enregistrement de son intervention !) Son discours reprend les problématiques qu’impliquent l’adoption et la sanctuarisation juridique des DRM en matière de libre concurrence sur les marchés innovants, de sécurité juridique pour les développeurs de logiciels libres, de sécurité informatique et informationnelle et de leurs implications sur la défense nationale, l’intelligence économique et la vie privée . Il semble qu’il aient d’excellentes sources d’informations. Il cite d’ailleurs un magazine GNULinuxien qu’il avait sur son pupitre depuis le début des débats :)
* L’intervention de C.Billiard (Les Verts) qui a suivi était également fameuse (là encore un enregistrement séparé serait chouette) dans lequel elle évoque la "course au lobbies" qu’a représenté l’élaboration de ce projet de loi. (18 députés sont dans le parlement à ce moment)
T.Mariani nous a ensuite expliqué les motivations de l’amendement Vivendi Universal qu’il défendra (forcément) avec conviction.
* C.Boutin a ensuite fait une remarquable intervention (vers 18h00) sur l’opposition entre la culture du monopole et de l’uniformité en opposition à celle du partage de la diversité.
Les gens de VU qui étaient dans le public enrageaient à chaque phrase prononcée au sujet des nouveaux usages culturels incarnés par le p2p.
Ensuite F.Militello (UMP) a expliqué comment sont arrivés petit à petit ses doutes sur le bien fondé de la protection totale des MTP.
RDDV a ensuite fait un de ces brillants exposés Vivendiesques-Universaliens dont lui seul a le secret. Il cite le rapport Chantepie-Berbineau de la DDM dont une bonne partie a été tue à l’époque de sa diffusion, puis tente de nous faire pleurer sur les emplois de la (pauvre !) filière musicale.
* Le discours de P.Bloche (PS) commencé à 18h39 nous tiendra quasiment jusqu’à 20h. Il avait pour but d’appeler à voter le passage devant la Commission des Lois des amendements "riposte/réponse graduée" (RDDV lui criait "réponse !" à chaque fois qu’il évoquait "riposte"...) Ce discours a passé en détail tous les aspects qui posent problème autour de la problématique des DRM. rétablir par la technique les contraintes de la rareté des oeuvres... la copie privée comme point d’équilibre entre les créateurs et le public... la nécessité de protéger le droit d’auteur pour qu’il ne se transforme pas en Copyright... tout y est.
* 20h06, après quelques banalités convenues de RDDV et du chef du groupe UMP (sorte de RDDV2), F.Bayrou a sorti un discours brillant, dans lequel il évoqua ses inquiétudes quant à l’avènement d’une "police de l’internet" contenue dans les amendements "réponse graduée"... comment un "agent" constaterait-t-il les nouvelles infractions du texte de loi ? il évoque très largement la nécessité de préserver le logiciel libre.
La demande du groupe PS est rejetée, le président de la Comission des Lois nous dit qu’il réunira cette dernière à 21h pour étudier les nombreuses pages contenues dans les amendements 225 et 228.
La reprise des travaux à 21h30 a donc commencé par une suspension de séance... les travaux ont en pratique repris vers 22h et l’examen des amendements a commencé.
Ls amendements 86 et 120 ont été refusés, puis les amendements 153 et 154 issus de la "loi Suguenot", portant sur la "Licence globale optionnelle" (redevance sur copie privée optionnelle payée sur les abonnements à internet en échange d’une reconnaissance des échanges sur peer-to-peer comme relevant de l’exception de copie privée.) ont été portés au vote. Pendant les interventions de membres de tous les partis, P.Suguenot et C.Boutin ont été très actifs dans les allées (clairsemées) pour aller discuter, convaincre, etc... au sein de leur rang. Les boîtiers électroniques sont utilisés plutôt que la main levée pifométrique, sur demande du PS.
Les députés regagnent leur place, la présidente énonce "le vote est ouvert, le vote est fermé." en une seconde tout le monde a appuyé sur les boutons de sa console (peut-être pour ne pas permettre de voter pour plusieurs personnes ?), puis les résultats sont annoncés : 59 votants (cela ne correspond pas au nombre de députés présents, mais ça ressemble au double ? quelqu’un peut m’expliquer ?) 58 votes exprimés.... 30 pour et 28 contre !
Une bonne partie de l’UMP a du s’allier à P.Suguenot et C.Boutin, sachant que l’UDF représenté uniquement par Dionis était contre et que le rapporteur UMP et le ministre s’étaient prononcés contre ! c’est vraiment très rare ! Le ministre est désavoué par une partie de son camp, les amendements sont votés par C.Boutin, des députés PC, les socialistes, les verts... un bien étrange consensus !
L’annonce fait l’effet d’une bombe ! Les mines déconfites de RDDV et Vanneste (et dans le public Sylvie.F/VU, Hervé.R/SNEP,etc.) resteront dans les annales ! Il parait que les caméras étaient braquées sur RDDV à ce moment. La séance est levée... (Engueulades au sein du groupe UMP, on imagine l’ampleur des coups de gueule !)
Parmi le public, réuni devant le vestiaire, tout le monde semble abasourdi. Cet évènement est d’une portée politique considérable... Les représentants de l’ADAMi, la Spedidam, l’UFC, C.Paul et les autre membres de l’Alliance Public-Artiste exultent. Les représentants de l’industrie du disque évitent de croiser les regards pour tenter de contenir leur rage. La majorité du parlement Français vient de dire :
« De même, l’auteur ne peut interdire les reproductions effectuées sur tout support à partir d’un service de communication en ligne par une personne physique pour son usage privé et à des fins non directement ou indirectement commerciales, à l’exception des copies d’un logiciel autres que la copie de sauvegarde, à condition que ces reproductions fassent l’objet d’une rémunération telle que prévue à l’article L. 311-4 ; ».

Certes il ne s’agit que d’un amendement parmi les trois ou quatre nécessaire à mettre en œuvre cette licence globale optionnelle, au début d’un texte de loi qui comporte une 30aine d’articles et près de 250 amendements... Il ne s’agit "que" de la lecture à l’Assemblée. Il reste le Sénat, la CMP, et beaucoup de choses peuvent encore se passer lors du 3ème jour d’examen. Mais il semble que ce "pile ou face" que représente l’examen par peu de députés et en urgence d’un texte aussi important ait joué en la défaveur du gouvernement... On imaginait à ce moment que le gouvernement puisse aller jusqu’à faire passer le texte en bloc, c’est à dire en une seule fois et sans ses amendements, afin de réagir à ce camouflet.
La séance a repris et les amendements 128, 111, 158, 121, 160 (des exceptions sur des points précis comme la reproduction d’oeuvres exposées de façon permanente dans les lieux publics...) ont été rejetés. Une exception pour les bibliothèques présentée par un UMP, identique à un mot près de celle, rejetée juste avant et présentée par un député PCF, a été votée. Tout le monde aura remarqué que lorsque le rapporteur Vanneste était interrogé pour avis sur ces amendements, il avait la voix éraillée comme s’il venait de passer deux jours dans un bain d’eau à 05°c ! Il a dû se casser la voix en hurlant sur ses troupes UMP, ou en vociférant de rage contre ce qui venait de lui avoir été mis en travers de la figure ! Cela rend cet épisode d’autant plus croquignolet, et, ne le cachons pas, réjouissant... =)
( La présidente : "Votre avis, monsieur le rapporteur ?" Vanneste : "défhhâvorhhââaâÂaaAÂble..... " ) ((+1 à qui me fournir des samples de Vanneste en train de dire "défavorâble" avec sa voix de canard aphone =))
Bref, tout ceci était très amusant mais ne concerne que peu les auteurs, éditeurs, utilisateurs, de logiciels libres.
Ce qui nous concerne dans tout ceci est que les LL ont été évoqués par quasiment tous les députés qui ont pris la parole sur le sujet. Il parait qu’un nouvel article 7 a été déposé sous forme d’un amendement, et qu’il représente un net recul du gouvernement sur les exceptions de contournement de MTP à des fins d’interopérabilité. C’est exactement ce que l’on souhaitait, qui avait pris forme dans les amendements de B.Carayon, R.Cazenave, P.Martin-Lalande et plusieurs autres UMP, et qui avait de bonnes chances de passer. Le gouvernement aura préféré sauver la face en les intégrant de lui-même, grâce aux gnons envoyés dans la figure par ces députés, notamment par l’intermédiaire de la tribune de Libé. :)
Quelque part c’est la meilleure chose qui puisse arriver pour finir de rendre ce texte inoffensif. Nous verrons demain la tournure que prendront les débats. Mais il semble très clairement que le peu de députés qui se donnent la peine de travailler sur ce texte, dans ces conditions extrêmes choisies par le gouvernement, l’ont fait à partir de bonnes sources d’information. Peut-être que leur apparente quête de l’interêt général se poursuivra demain, face à la bouillie préformatée ("l’internet c’est le mal mal !" "internet tue les auteurs !" "il faut des DRM partout !" etc...) que certains ont tenté de leur injecter dans le crâne depuis tant d’années.
PS : désolé pour la longueur de ce texte.
PS2 : je ne l’ai sans doute pas assez relu...